Le culte du moi 2: Un homme libre by Maurice Barrès

(4 User reviews)   1101
By John White Posted on Jan 13, 2026
In Category - Aviation
Barrès, Maurice, 1862-1923 Barrès, Maurice, 1862-1923
French
Ever had that moment where you realize the person you've been trying so hard to become might be a complete fabrication? That's the gut-punch at the heart of 'Un homme libre.' Forget a simple coming-of-age story. This is a coming-apart story. We follow a young intellectual in late 1800s France who is obsessed with building the 'perfect' self—a carefully curated personality based on philosophy, art, and pure willpower. He thinks he's sculpting a masterpiece of a man. But as he peels back the layers of his own creation, he starts to find... nothing. Just empty echoes of other people's ideas. It's a brilliant, unsettling look at what happens when self-help becomes self-worship, and the freedom you chase turns out to be the loneliest cage of all. It’s surprisingly modern for a book written over a century ago.
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_vers Pâques, en 1889. Les maîtres de la grande espèce vivaient encore. Je croisais dans le quartier Latin Taine, Renan et Leconte de Lisle. J'avais vu, de mes yeux vu Hugo. Jour inoubliable, celui où je causais avec Leconte de Lisle et Anatole France dans la bibliothèque du Sénat et qu'un petit vieillard vigoureux--c'était le Père, c'était l'Empereur, c'était Victor Hugo--nous rejoignit! Je mourrai sans avoir rien vu qui m'importe davantage. Ah! si, quelque jour, je pouvais mériter que l'Histoire acceptât ce groupe de quatre âges littéraires! Ainsi quand j'étais jeune, il y avait encore des dieux. Mais une pensée tout acilic faisait recette auprès du public. On prenait la grossièreté pour de la force, l'obscénité pour de la passion et des tableaux en trompe-l'oeil pour des pages «grouillantes de vie». Autant de raisons pour qu'un petit livre d'analyse ne fût peint remarqué. Et puis l'_Homme libre _était peu compréhensible._ _Croyez-vous donc que j'eusse voulu être entendu de n'importe qui? J'écrivais pour mettre de l'ordre en moi-même et pour me délivrer, car on ne pense, ce qui s'appelle penser, que la plume à la main. Mais le premier venu allait-il pencher sa tête, par-dessus mon épaule, sur mon papier?--«Fi, Monsieur! m'écriai-je, moyennant 3 fr. 50, vous voudriez connaître mes plus délicates complications_. _Faites d'abord des études préliminaires ou plutôt adressez-vous ailleurs, car rien ne m'assure que vous soyez né pour que nous causions ensemble._» _Cette disposition méprisante a ses inconvénients. J'ai créé un préjugé contre mes livres. Pendant une dizaine d'années, il y eut sur l'_Egotisme _de M. Barrès, sur le_ Moi _de M. Barrès les plus sots jugements, et il semblait presque impossible que je tes surmontasse. En effet, il n'a fallu rien moins qu'une guerre civile_. _Verdi répétait souvent_: «_Nous autres artistes, nous n'arrivons à la célébrité que par la calomnie_.» _Je ne suis ni célèbre ni calomnié, mais on a travesti mes thèses. Quand j'eus bien ri de ces malentendus, ils me donnèrent de l'ennui. J'ai eu le dégoût d'entendre un ministre de l'instruction publique amuser la Chambre avec des plaisanteries sur le_ Moi _de M. Barrès. Ce problème de l'individualisme qui passionne nos députés quand on le leur pose sous la forme concrète d'une marmite à renversement (Vaillant) ne leur parut_ in abstracto _qu'un phénomène de prétention littéraire. Jamais M. Charles Dupuy, qui a beaucoup de bonhomie à la Sarcey, ne me parut mieux en verve. Je n'y reviens point pour raviver l'ennui des discordes passées, mais pour marquer comment je connus mon erreur. Cette après-midi me montra clairement que pour agir sur des intelligences la sincérité ne suffit pas_. _J'ai péché contre ma pensée, par trop de scrupule. J'ai craint d'introduire mon didactisme en supplément aux faits; je me suis abstenu de me régler, de me mettre au point, j'ai voulu me produire tout nûment. Je voyais s'éveiller mes groupes de sensations, je les notais, je les décrivais, j'acceptais ma spontanéité. J'oubliais qu'il s'agit de créer un rapport entre l'auteur et le lecteur, et qu'ainsi le plus probe philosophe doit se préoccuper de l'effet à produire. J'avais une tendance à conduire au grand jour tout ce que je trouvais dans mon âme, car tout cela voulait intensément vivre; or il y a, dans ma conscience un moqueur, qui surveille mes expériences les plus sincères et qui rit quand je patauge. Mes premiers livres ne dissimulent pas suffisamment ce rire. Si Jouffroy, dans sa fameuse nuit, avait été capable de ce dédoublement, et s'il avait mêlé à son chant pathétique les railleries de son surveillant intérieur, il aurait déconcerté_. _Mes aînés, Anatole France et Jules Lemaître,...

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Let’s set the scene: it’s late 19th-century France, and our unnamed narrator is a young man with a big idea. He’s decided that his life’s project will be to construct the ultimate Self. Not through luck or fate, but through sheer intellectual force. He immerses himself in books, art, and his own intense emotions, treating every experience as raw material for his grand creation. He believes that by mastering his thoughts and feelings, he can become a truly ‘free man’—untouched by the messy outside world.

The Story

The book is his journal of this experiment. We watch him try to build a personality from scratch, choosing his beliefs and aesthetics like items from a menu. He retreats into his own mind, analyzing every sensation, trying to live a life of pure, refined consciousness. But the project starts to crack. The self he’s so proud of begins to feel hollow, more like a collection of borrowed poses than something real. His quest for absolute inner freedom ends up isolating him completely. The big question becomes: if you make your ‘self’ your only god, what’s left to worship but a mirror?

Why You Should Read It

This book floored me with how current it feels. We live in a world obsessed with self-optimization and personal branding. Barrès’s narrator is the ultimate prototype of that—a guy who treats his own identity like a start-up. Reading his journey is like watching a slow-motion train wreck of the soul. It’s fascinating, cringe-worthy, and deeply insightful. You’ll see parts of our modern mindset reflected back at you, but stripped of all the shiny, positive-thinking packaging. It asks the hard question: when does working on yourself become a way of running away from yourself?

Final Verdict

This isn’t a light beach read. It’s for the thinker, the over-analyzer, anyone who’s ever wondered if they’re playing a role they wrote for themselves. Perfect for readers who love philosophical fiction that gets under your skin, like Dostoevsky’s ‘Notes from Underground’ or the novels of Michel Houellebecq. If you’re curious about the roots of modern self-obsession and don’t mind a protagonist who’s often his own worst enemy, this century-old book has a shockingly fresh and sharp bite.



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This publication is available for unrestricted use. Knowledge should be free and accessible.

Joseph Robinson
1 year ago

Having read this twice, the flow of the text seems very fluid. A true masterpiece.

Mark Sanchez
6 months ago

Finally found time to read this!

Dorothy Allen
1 year ago

Great digital experience compared to other versions.

Elizabeth Thomas
1 year ago

Finally found time to read this!

4.5
4.5 out of 5 (4 User reviews )

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