Le Rhin, Tome II by Victor Hugo

(13 User reviews)   5897
By John White Posted on Dec 22, 2025
In Category - Pilot Stories
Hugo, Victor, 1802-1885 Hugo, Victor, 1802-1885
French
Okay, so you know Victor Hugo wrote 'Les Misérables,' right? Forget Parisian sewers for a minute. In 'Le Rhin, Tome II,' Hugo drags us on a wild, meandering trip down the actual Rhine River. But this isn't your average travel guide. It's a ghost story, a history lesson, and a political rant all rolled into one. The main conflict isn't between people—it's between the river's ancient, mythical soul and the modern world trying to tame it. Hugo gets into heated arguments with castles, listens to legends whispered by the water, and wonders if France and Germany could ever be friends. It's weird, it's personal, and you can practically smell the damp stone.
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vitraux, magnifique squelette qui se profile fièrement sur le ciel. Enfin, pour couronnement, au haut de la montagne, les décombres et les arrachements couverts de lierre d'un schloss, le château de Stalech, résidences de comtes palatins au douzième siècle. Tout cela est Bacharach. Ce vieux bourg-fée, où fourmillent les contes et les légendes, est occupé par une population d'habitants pittoresques, qui tous, les anciens et les jeunes, les marmots et les grands-pères, les goîtreux et les jolies filles, ont dans le regard, dans le profil et dans la tournure je ne sais quels airs du treizième siècle. Ce qui n'empêche pas les jolies filles d'y être très-jolies; au contraire. Du haut du schloss on a une vue immense, et l'on découvre dans les embrasures des montagnes cinq autres châteaux en ruines; sur la rive gauche, Furstemberg, Sonneck et Heimburg; de l'autre côté du fleuve, à l'ouest, on entrevoit le vaste Gutenfels, plein du souvenir de Gustave-Adolphe; et vers l'est, au-dessus d'une vallée qui est le fabuleux Wisperthal, au faîte d'une colline, sur une petite éminence qui lui sert de piédestal, cette botte de noires tours qui ressemble à l'ancienne Bastille de Paris, c'est le manoir inhospitalier dont Sibo de Lorch refusait d'ouvrir la porte aux gnomes dans les nuits d'orage. Bacharach est dans un paysage farouche. Des nuées presque toujours accrochées à ses hautes ruines, des rochers abrupts, une eau sauvage, enveloppent dignement cette vieille ville sévère, qui a été romaine, qui a été romane, qui a été gothique, et qui ne veut pas devenir moderne. Chose remarquable, une ceinture d'écueils qui l'entoure de toutes parts empêche les bateaux à vapeur d'aborder et tient la civilisation à distance. Aucune touche discordante, aucune façade blanche à contrevents verts ne dérange l'austère harmonie de cet ensemble. Tout y concourt, jusqu'à ce nom, _Bacharach_, qui semble un ancien cri des bacchanales, accommodé pour le sabbat. Je dois pourtant dire, en historien fidèle, que j'ai vu une marchande de modes installée avec ses rubans roses et ses bonnets blancs sous une effroyable ogive toute noire du douzième siècle. Le Rhin mugit superbement autour de Bacharach. Il semble qu'il aime et qu'il garde avec orgueil sa vieille cité. On est tenté de lui crier: _Bien rugi, lion!_ A une portée d'arquebuse de la ville il s'engouffre et tourne sur lui-même dans un entonnoir de rochers en imitant l'écume et le bruit de l'Océan. Ce mauvais pas s'appelle le _Wildes Gefært_. Il est tout à la fois beaucoup plus effrayant et beaucoup moins dangereux que la Bank de Saint-Goar.--Il ne faut pas juger des gouffres, etc. Quand le soleil écarte un nuage et vient rire à une lucarne du ciel, rien n'est plus ravissant que Bacharach. Toutes ces façades décrépites et rechignées se dérident et s'épanouissent. Les ombres des tourelles et des girouettes dessinent mille angles bizarres. Les fleurs--il y a là des fleurs partout--se mettent à la fenêtre en même temps que les femmes, et sur tous les seuils apparaissent, par groupes gais et paisibles, les enfants et les vieillards, se réchauffant pêle-mêle au rayon de midi,--les vieillards avec ce pâle sourire qui dit: _Déjà plus!_ les enfants avec ce doux regard qui dit: _Pas encore!_ Au milieu de ce bon peuple va et vient et se promene un sergent prussien en uniforme avec une mine entre chien et loup. Du reste, que ce soit esprit du pays, que ce soit jalousie de la Prusse, je n'ai pas vu dans les cadres qui pendent aux murailles des auberges d'autre grand homme que ce conquérant au profil quelque peu rococo, cette espèce de Napoléon-Louis XV, vrai...

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Victor Hugo didn't just visit the Rhine River in the 1830s; he had a full-blown conversation with it. 'Le Rhin, Tome II' is the second part of his travelogue, where he continues his journey from Switzerland toward the North Sea. But calling it a travel diary feels wrong. It's more like a stream of consciousness from a brilliant, restless mind. He describes landscapes with a painter's eye, then suddenly launches into a detailed history of a ruined fortress or retells a local folktale about a haunted rock.

The Story

There isn't a plot in the traditional sense. The 'story' is the river itself. Hugo follows its course, using each bend and town as a jumping-off point. One minute he's meticulously describing the gothic architecture of Cologne Cathedral, and the next he's spinning a dark medieval legend about the Lorelei rock, which lured sailors to their doom. He climbs crumbling castles and imagines the knights and robber barons who lived there. The book builds toward his big idea: that the Rhine, as a natural border, should be a symbol of connection between France and Germany, not a wall.

Why You Should Read It

You read this for Hugo's voice. It's passionate, digressive, and surprisingly funny. He gets genuinely angry at a ugly new building that ruins his view. He personifies everything—the river is a living beast, the castles are old warriors sleeping. You see the raw material that would later fuel his novels: his love of history, his fascination with the grotesque and the sublime, and his deep belief in human progress. It's like getting a backstage pass to his imagination.

Final Verdict

This isn't for someone wanting a fast-paced novel. It's perfect for the curious traveler, the history fan who likes their facts wrapped in poetry, or any reader who wants to spend time inside the head of a literary giant. If you've ever looked at an old river and wondered about all the stories it has seen, Hugo is your ideal, wildly eloquent guide.



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Oliver Hill
3 months ago

I had low expectations initially, however it creates a vivid world that you simply do not want to leave. A true masterpiece.

Jackson Robinson
7 months ago

Recommended.

Joseph Thompson
6 months ago

Very interesting perspective.

4.5
4.5 out of 5 (13 User reviews )

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