Bruges-la-Morte by Georges Rodenbach

(8 User reviews)   4232
By John White Posted on Dec 22, 2025
In Category - Pilot Stories
Rodenbach, Georges, 1855-1898 Rodenbach, Georges, 1855-1898
French
Have you ever felt haunted by a memory? That's the core of 'Bruges-la-Morte,' a strange and beautiful novel from 1892. It follows Hugues Viane, a man who moves to the quiet, misty city of Bruges after his wife dies. He lives a ghostly life, preserving her room exactly as it was. But then he meets a woman who looks exactly like her. Is it fate, a cruel trick, or is he losing his mind? This isn't a fast-paced thriller; it's a slow, atmospheric crawl into obsession and grief, where the city itself feels like a character. If you like moody, psychological stories where the setting breathes, you need to read this.
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Mobipocket Reader format, eReader format and Acrobat Reader format. Georges Rodenbach BRUGES-LA-MORTE (1892) Table des matières _AVERTISSEMENT_ I II III IV V VI VII VIII IX X XI XII XIII XIV XV _AVERTISSEMENT__ _Dans cette étude passionnelle, nous avons voulu aussi et principalement évoquer une Ville, la Ville comme un personnage essentiel, associé aux états d'âme, qui conseille, dissuade, détermine à agir._ _Ainsi, dans la réalité, cette Bruges, qu'il nous a plu d'élire, apparaît presque humaine... Un ascendant s'établit d'elle sur ceux qui y séjournent._ _Elle les façonne selon ses sites et ses cloches._ _Voilà ce que nous avons souhaité de suggérer: la Ville orientant une action; ses paysages urbains, non plus seulement comme des toiles de fond, comme des thèmes descriptifs un peu arbitrairement choisis, mais liés à l'événement même du livre._ _C'est pourquoi il importe, puisque ces décors de Bruges collaborent aux péripéties, de les reproduire également ici, intercalés entre les pages: quais, rues désertes, vieilles demeures, canaux, béguinage, églises, orfèvrerie du culte, beffroi, afin que ceux qui nous liront subissent aussi la présence et l'influence de la Ville, éprouvent la contagion des eaux mieux voisines, sentent à leur tour l'ombre des hautes tours allongée sur le texte._ I Le jour déclinait, assombrissant les corridors de la grande demeure silencieuse, mettant des écrans de crêpe aux vitres. Hugues Viane se disposa à sortir, comme il en avait l'habitude quotidienne à la fin des après-midi. Inoccupé, solitaire, il passait toute la journée dans sa chambre, une vaste pièce au premier étage, dont les fenêtres donnaient sur le quai du Rosaire, au long duquel s'alignait sa maison, mirée dans l'eau. Il lisait un peu: des revues, de vieux livres; fumait beaucoup; rêvassait à la croisée ouverte par les temps gris, perdu dans ses souvenirs. Voilà cinq ans qu'il vivait ainsi, depuis qu'il était venu se fixer à Bruges, au lendemain de la mort de sa femme. Cinq ans déjà! Et il se répétait à lui-même: «Veuf! Être veuf! Je suis le veuf!» Mot irrémédiable et bref! d'une seule syllabe, sans écho. Mot impair et qui désigne bien l'être dépareillé. Pour lui, la séparation avait été terrible: il avait connu l'amour dans le luxe, les loisirs, le voyage, les pays neufs renouvelant l'idylle. Non seulement le délice paisible d'une vie conjugale exemplaire, mais la passion intacte, la fièvre continuée, le baiser à peine assagi, l'accord des âmes, distantes et jointes pourtant, comme les quais parallèles d'un canal qui mêle leurs deux reflets. Dix années de ce bonheur, à peine senties, tant elles avaient passé vite! Puis, la jeune femme était morte, au seuil de la trentaine, seulement alitée quelques semaines, vite étendue sur ce lit du dernier jour, où il la revoyait à jamais: fanée et blanche comme la cire l'éclairant, celle qu'il avait adorée si belle avec son teint de fleur, ses yeux de prunelle dilatée et noire dans de la nacre, dont l'obscurité contrastait avec ses cheveux, d'un jaune d'ambre, des cheveux qui, déployés, lui couvraient tout le dos, longs et ondulés. Les Vierges des Primitifs ont des toisons pareilles, qui descendent en frissons calmes. Sur le cadavre gisant, Hugues avait coupé cette gerbe, tressée en longue natte dans les derniers jours de la maladie. N'est-ce pas comme une pitié de la mort? Elle ruine tout, mais laisse intactes les chevelures. Les yeux, les lèvres, tout se brouille et s'effondre. Les cheveux ne se décolorent même pas. C'est en eux seuls qu'on se survit! Et maintenant, depuis les cinq années déjà, la tresse conservée de la morte n'avait guère pâli, malgré le sel de tant de larmes. Le veuf,...

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The Story

Hugues Viane is a man frozen in grief. After his beloved wife dies, he retreats to the silent, canal-laced city of Bruges, a place that seems to mourn with him. His life becomes a ritual of memory: he keeps a braid of her hair in a glass case and her room untouched, a shrine. Years pass in this gray haze. Then, everything changes. At the opera, he sees a dancer who is the living image of his dead wife. Desperate to recapture what he lost, he pursues her, but this woman, Jane, has a wild, reckless spirit completely opposite to his late wife's gentle nature. Hugues is torn between the ghost he worships and the troubling reality before him, a conflict that pushes him toward a shocking, violent breaking point.

Why You Should Read It

This book is a mood. Rodenbach makes Bruges—its fog, its still canals, its echoing bells—a mirror for Hugues's sorrow. You don't just read about his sadness; you feel the damp chill of it. The central idea is fascinating: what happens when we try to replace a person instead of moving on? Hugues isn't trying to love Jane for who she is; he's trying to force her into a mold, which is a recipe for disaster. It's a sharp, if tragic, look at how unhealthy attachment can poison any chance of new happiness.

Final Verdict

Perfect for readers who love atmospheric, psychological stories more than plot-heavy ones. If you enjoyed the slow-burn dread of Rebecca or the symbolic weight of Poe's tales, you'll find a kindred spirit here. It's a short, potent read that lingers, like the mist over Bruges's waters. Just be prepared for a journey into a heart of melancholy.



ℹ️ Copyright Status

This content is free to share and distribute. You can copy, modify, and distribute it freely.

Liam Miller
5 months ago

Great reference material for my coursework.

Kimberly Robinson
4 months ago

To be perfectly clear, the atmosphere created is totally immersive. A valuable addition to my collection.

Lucas Martin
5 months ago

Not bad at all.

4.5
4.5 out of 5 (8 User reviews )

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